Pablo mon ami, qu'avons-nous permis
L'ombre devant nous s'allonge, s'allonge
Qu'avons-nous permis, Pablo mon ami
Pablo mon ami, nos songes, nos songes

Nous sommes les gens de la nuit
Qui portons le soleil en nous
Il nous brûle au profond de l'être
Nous avons marché dans le noir
À ne plus sentir nos genoux
Sans atteindre le monde à naître

Pablo mon ami, qu'avons-nous permis
L'ombre devant nous s'allonge, s'allonge
Qu'avons-nous permis, Pablo mon ami
Pablo mon ami, nos songes, nos songes

Je connais ce souffrir de tout
Qui donne bouche de tourment
Amère comme aubépine
À tous les mots, à tous les cris
À tous les pas, les errements
Où l'âme un moment se devine

Pablo mon ami, qu'avons-nous permis
L'ombre devant nous s'allonge, s'allonge
Qu'avons-nous permis, Pablo mon ami
Pablo mon ami, nos songes, nos songes

Pablo mon ami, tu disais
Avec ce langage angoissant
Où se font paroles étranges
N'est large espace que douleur
Et n'est univers que de sang
Si loin que j'aille, rien n'y change

Pablo mon ami, qu'avons-nous permis
L'ombre devant nous s'allonge, s'allonge
Qu'avons-nous permis, Pablo mon ami
Pablo mon ami, nos songes, nos songes

Pablo mon ami, le temps passe
Et déjà s'effacent nos voix
On n'entend plus même un cœur battre
Tout n'était-il que ce qu'il fut
Tout n'était-il que ce qu'on voit
Tout n'était-il que ce théâtre

Pablo mon ami, qu'avons-nous permis
L'ombre devant nous s'allonge, s'allonge
Qu'avons-nous permis, Pablo mon ami
Pablo mon ami, nos songes, nos songes

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