De tes grands yeux en allumettes
De tes longs doigts en cigarettes
Ma nicotine ma pâquerette
J'ai fumé mon meilleur tabac
Non pas celui qu'on achète
Qu'on vend qu'on vole ou bien qu'on prête
Aux fumeries des oubliettes
Le mien se cultive sous tes bras
Sur ton corps blanc oh ma brunette
J'aimerais tant faire la cueillette
Et y picorer quelques miettes
Priser ta feuille humer ton bois
Dis-moi pourrai-je un jour fillette
Te rouler des pieds à la tête
Enfin câline chaude et proprette
Dans le papier blanc de mes draps
Sans toujours voir ta mine inquiète
Ce maudit fume-cigarette
Sous les hublots de tes lunettes
Tes étuis d'or pesants et froids
Tes philtres d'amour je les jette
Et au diable nos maux de tête
Il n'y a pas quatre recettes
Pour le mélange de nos tabacs
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