Deux guerriers ont couru l'un sur l'autre, leurs armes
Ont éclaboussé l'air de lueurs et de sang
Ces jeux, ces cliquetis du fer sont les vacarmes
D'une jeunesse en proie à l'amour vagissant

Les glaives sont brisés, comme notre jeunesse
Ma chère, mais les dents, les ongles acérés
Vengent bientôt l'épée et la dague traîtresse
Ô fureur des cœurs mûrs par l'amour ulcérés

Dans le ravin hanté des chats-pards et des onces
Nos héros, s'étreignant méchamment, ont roulé
Et leur peau fleurira l'aridité des ronces

Ce gouffre, c'est l'enfer, de nos amis peuplé
Roulons-y sans remords, amazone inhumaine
Afin d'éterniser l'ardeur de notre haine

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