Et je ne suis pas mort
Et pourtant la beauté en prison consacre
Je passerais mes nuits à manger des couleuvres
À l'état des plaisirs du monde, à soulager
Et laisse-moi que mon âme accouche une pensée d'homme
Je nèterais ma chair au nom de l'illusion
Quand il rêverait, prieuse, couleur de la fièvre
Je viserai mes ongles de l'aspiration
En disquant mon cœur et mes dents comme les livres
Et je ne suis pas mort
Et je ne suis pas mort
Je veille pour la beauté, et j'ai beau recourir
À l'art du remède, à des sages abonnés aux taureaux
De sombres chagrins, star inédit à porter
Et je me créerais Dieu, pour les bords d'un autel
Je ne sais plus m'endormir, et mon cerveau s'endort
Je suis la blessure à ma fierté
Ma maturité m'éloigne et me clame
Je suis la mort déjà, et l'ombre de la vie
L'ombre de la vie
Et je ne suis pas mort
Et je ne suis pas mort
Comments (0)